Pierre's Story [L]

Pierre's Story
*
|x- Comment une vie peut-elle prendre autant d'importance -x|

|x- La célébrité change beaucoup de choses -x|

|x- Mais les vraies valeurs restent -x|

|x- L'amitié, l'amour -x|


*_________*


Cette histoire est entièrement écrite et réalisée par moi même
J'aimerai avoir vos avis qu'ils soient bons ou mauvais
Bonne lecture et merci pour vos commentaires


[I'll meet you there]

# Posted on Monday, 11 June 2007 at 8:16 PM

Edited on Saturday, 14 June 2008 at 7:45 PM

*
Mon nom est Pierre Bouvier, je suis chanteur du groupe Simple Plan et je vis a Montreal au Quebec

Voila comment la plupart des gens me connaissent. Mais savent-ils réellement qui je suis ?
Mon histoire ressemble certainement a beaucoup d'autres, même si quelque part elle est bien différente. Voici mon histoire.


________________

Tout commença lors de l'une de ces longues soirées d'hivers, froide et monotone qui vous glace le coeur.
Seul chez moi et pour ainsi dire sans rien d'autre à faire. Pour une fois...
Ma vie peut sembler réglée comme du papier à musique ou bien encore ressemblant à un rêve éveillé. Il n'en est rien.
Je vis mon rêve, je vis pour mon rêve.
Mais qu'en est-il pour le reste, comme tout le monde je suis seul parfois, comme tout le monde j'ai peur et mal de temps à autre.
Je ne suis pas différent de vous tous. Ma seule différence est d'être exposé au monde et d'être vu par certains comme un héros et par d'autre comme un misérable jeune homme qui croit en sa popularité.
Je ne sais même pas qui je suis, les autres se chargent pour moi de me l'imposer et me le soumettre.
À croire que ma vie qui, après tout, n'est connu que de moi-même, intéresse tant de gens affamés par cette soif de savoir à mon sujet. Comme si seul ce que je représente avait une influence et un impact sur la vie de toutes ces personnes qui m'admirent que l'ont appelle : Fans
Comment par mon apparence et mes textes les gens peuvent ils me donner tant d'importance ? Et comment moi seul puis-je leur apporter tant de joie, de peine ou d'espoir.
Toutes ces questions qui se bousculent dans ma tête, tout est flou et indécis.
La popularité, cette "richesse" que tout le monde recherche. N'est pas si bonne après tout.

Me voilà, moi, encore en ce soir d'hiver à me poser toutes ces questions qui reviennent si souvent à mon esprit.
Assis sur le canapé, une tasse de café à la main, devant la télé pour tenter de me changer les idées et voir autres choses.
Alors que ma réflexion restait une fois de plus sans fin et ma tasse de café devenu vide mon téléphone se mit à sonner.

-"Allo ?
-Pierre, c'est Seb, je suis à l'hôpital, il s'est passé quelque chose, il faut que tu viennes tout de suite...
-Quoi, mais comment ça il s'est passé quelque chose ?
-Je peux pas, j'arrive pas à le dire, viens vite je t'en supplie.
-..."

Je n'eu pas la force de répondre que Seb avait déja raccroché, sa voix disait tout.
Ce quelque chose était plus que grave, je le sentais.
Sans perdre une minute, je laissai ma réflexion de côté, ma tasse de café sur la table et ma télé en veille et je partis en direction de l'hôpital pour enfin savoir ce qui s'était passé, sans forcément penser que cela allait tout changer à jamais...

# Posted on Monday, 11 June 2007 at 9:38 PM

Edited on Saturday, 14 June 2008 at 7:46 PM

*
Je descendais donc de mon appartement situé dans le centre de Montreal, même à cette heure tardive : 01:00 du matin, les lumières et les gens étaient toujours en mouvement. Je montai dans ma voiture et démarrai à toute hâte, dans ma tête beaucoup de scénarios se bousculaient... Je ne savais même pas quoi penser, ne sachant pas qui était impliqué, ni réellement ce qui s'était passé.
Je savais très bien qu'il sagissait d'un ou de plusieurs des gars, toujours là les uns pour les autres, ils comptent plus que tout pour moi. C'est alors qu'encore une fois mon portable sonna me coupant dans mes pensées. Etant au volant je ne pouvais répondre et je ne voulais pas m'arrêter, je devais être présent à l'hôpital pour savoir ce qui s'était passé. Mais lorsque je regardai mon portable le nom de Jeff s'afficha.
Mon coeur ce serra, cet appel voulait t-il dire que quelque chose d'autre était arrivé ? Une bonne ou une mauvaise chose ?
Je m'arrêtai sur le bord de la route le plus rapidement possible et décrochai.

-"Allo Jeff ?
-Oui...
-Qu'est ce qui se passe, je t'en supplie dis moi cette fois.
-C'est...c'est David.
-Quoi ? Non ! Mais qu'est ce qui s'est passé ?
-Tu sais qu'il avait décidé de rester répéter seul un moment... Après la répétition générale on est allé au bar d'en face entre nous pendant qu'il finissait seul, quand il est sorti il n'a même pas regardé le bar et a commencé à partir marcher seul dans la rue, lorsqu'on l'a vu partir on est vite sortis pour savoir ce qui se passait mais on avait à peine poussé la porte que l'on entendait un bruit de dérapage qui avait l'air très proche, quand on était enfin sorti David était à terre au milieu de la route, entouré de neige et d'une marre de sang, la voiture ayant cosé l'accident était arretée et la femme déscendit, elle était en pleurs et hurlait, je me suis approché de David, je n'y croyais pas, il était là face à moi sans vie, je touchais son coeur et je l'ai sentit battre faiblement, les gars appelaient déja les secours et étaient près de la conductrice, tous vinrent auprès de David, on ne savait que faire, on était tellement paniqué, la conductrice nous dit alors qu'il s'était jeté sur la route au moment où elle y passait...
C'était pas un accident Pierre... Je sais pas quoi faire, j'ai mal, on a tous tellement mal...
-...
-Pierre ? Pierre réponds ! Je t'en supplie répond moi...
-..."

Je ne pouvais plus répondre. Aucun mot ne sortait de ma bouche. Ma vie venait de s'écrouler sous mes pieds, David mon meilleur ami, mon frère...
Il allait mal, je n'étais même pas là pour lui, mais il n'a pas pu faire ça, c'est impossible.
Je ne sais même pas dans quel état il est. Est ce qu'il est déja m...
Non je ne peux pas penser ça, ce n'est qu'un mauvais rêve.
Il faut que je me réveille. Je ne veux pas y croire, pas lui, pas ça, ce n'est pas possible.
Je restais immobile dans ma voiture, étant incapable de faire un mouvement, j'étais comme paralysé.
Seules les larmes coulaient sans cesse sur mes joues et brisaient encore un peu plus mon coeur.
Jeff était encore à l'autre bout du téléphone. Sa voix était pleine de pleurs, il criait mon nom désespérément.
Comme dans un dernier effort je repris le téléphone et le portai difficilement à mon oreille.

-"Je...je peux pas y croire...dis moi que c'est faux, dis le moi."

Sans m'en rendre compte je hurlais, ce que je disais devait être incompréhensible mais je ne pouvais me reprendre.

-"J'aimerais tellement que tout cela soit faux mais ca ne l'est pas...
-Nonnnnnn.
-Pierre je t'en supplie calme toi...
-Pas lui, non c'est pas possible, pas David...
-Dis moi où tu es que je vienne te chercher, tu ne peux pas rester comme ça...
-Non laisse-moi, je veux être seul...
-Mais Pierre, tu n'es plus toi même, on a besoin d'être ensemble, on est tous complètement perdu...
-Je ne suis pas perdu mais détruit... je ne suis plus rien sans lui...
-Pierre il n'est pas parti, il peut s'en sortir, tu sais qu'il est fort mais il a besoin de nous tous. Dis moi où tu es, je viens te chercher, on sera tous ensemble près de lui...
-Laisse-moi un moment..."

Je raccrochai. Je ne pouvais supporter plus longtemps d'entendre la vérité résonner dans ma tête.
S'il n'était pas parti, je m'accrochai à cet espoir qu'il reste près de moi.
Où qu'il soit je resterais près de lui, je ne peux vivre sans lui.
Je reprenais difficilement mes esprits en m'accrochant à cet espoir de pouvoir le serrer dans mes bras encore une fois et le garder près de moi à jamais.
Je redémarrai la voiture et partis vers l'hôpital. Tout autour de moi paraissait être un rêve. Mes yeux pleins de larmes me brouillaient la vue.
J'arrivai difficilement à l'hôpital et m'écroulai en y entrant.
Je ne voyais à présent plus rien, mon esprit partait ailleurs, surement à un endroit où j'allais le retrouver...

# Posted on Tuesday, 12 June 2007 at 9:52 AM

Edited on Saturday, 14 June 2008 at 4:21 PM

*
Lorsque je repris mes esprits, je me trouvais dans l'un de ces lits d'hôpital tous semblables les uns aux autres.
Cette odeur qui parvenait à mes narines. Cette odeur de mort qui me rapelait de terribles souvenirs...
L'hôpital est certainement l'un des pires endroit qui puisse exister.
Lentement mes yeux commencèrent à mieux percevoir ce qui ce trouvait autour de moi.
Les gars. Ils étaient là près de moi. Tous ensemble.
Non, pas tous, David n'était pas là.
D'un seul coup tout ce qui s'était passé revint à ma mémoire comme un tourbillon qui n'en finit pas.
Je me sentis de nouveau défaillir et me mis à pleurer. C'est la seule chose que je pouvais faire à ce moment précis.
A voir de plus près, les gars avaient des têtes qui ne présumaient rien de bon. Tous les larmes aux yeux, ils n'osaient rien dire.
Finalement après ce petit moment qui me parut une éternité, Jeff brisa le silence qui régnait alors.

-"Pierre, ça va aller, on est là, tout ira bien je te le promet.
-Où est-il ?"

Voilà la seule chose qui avait pu sortir de ma bouche. Rien d'autre ne me venait à l'esprit.

-"Il est en salle d'opération en ce moment, on ne peut pas le voir avant un moment...
-Je...dis moi qu'il va bien ?
-Bien ne serait pas vraiment le bon mot... les médecins disent qu'il a toutes les chances de s'en sortir mais pour l'instant il est encore dans le coma...
-Dans le coma ? Mais s'il ne se réveille pas... si l'opération échoue... Il ne peut pas partir, Non !
-Pierre calme toi s'il te plait, on sait tous à quel point c'est dur mais on ne peut rien faire."

Ce qu'il avait dit m'avait fait prendre conscience à quel point j'étais inutile face à la situation...
Je me tenais maintenant assis sur mon lit. Le regard vide, près de ceux qui sont tout pour moi.
Un lourd silence régnait dans la pièce, personne n'osait dire un mot, de peur de briser cela.
Après un long moment un médecin entra dans la chambre.

-"Ah monsieur Bouvier vous êtes enfin revenu parmi nous.
-Oui me revoilà de nouveau dans mon cauchemar...
-Je suis désolé pour ce qui est arrivé à votre ami, mais ne vous inquiétez pas tout ira bien.
-Oui si vous le dîtes..."

"Ne vous inquiétez pas...tout ira bien". Tout le monde ici avait le même discours.
On essaye de rassurer comme on le peut les gens en croyant pouvoir apaiser leur souffrance...
Mais au fond ces mots ne font qu'accentuer cette douleur qui persiste jusqu'au bout.
Toujours accompagné par ce médecin qui après ma réponse peu encourageante n'osait lui non plus sortir un mot. Les gars me regardaient à présent fixement. Je voyais qu'ils attendaient le départ du médecin pour me parler.
Lorsqu'il fut sorti de la chambre, Chuck prit la parole.

-"Est-ce que tu sais pourquoi il aurait pu faire ça ? Je veux dire vous êtes très proches et il t'en a certainement parlé...
-Non, justement, je me sens si coupable de ne pas avoir pu être là pour lui et la question de savoir quelle raison l'a poussé à faire ça me hante.
-Alors aucun de nous ne sait pourquoi il a fait ce geste...
-Jamais il n'aurait fait une chose pareille, vous le savez tout autant que moi.
-Oui mais la femme qui conduisait la voiture nous l'a pourtant juré...
-Est-ce que je peux la voir ?
-Oui je pense qu'elle accepterait mais elle est assez bouleversée par ce qui vient de se passer.
-Comme nous tous, je pense..."

Je ne savais même pas ce que cette "rencontre" allait m'apporter...
Elle n'avait aucune réponse à mes questions mais c'était en quelque sorte un moyen de me rapprocher de son dernier geste, comme pour essayer de le comprendre...

# Posted on Tuesday, 12 June 2007 at 7:48 PM

Edited on Saturday, 14 June 2008 at 4:20 PM

*
Chuck était donc parti chercher cette femme. Les gars me regardaient, essayant surement de comprendre pourquoi je voulais tant la voir et aussi essayer de comprendre mon état.
Je ne savais que leur dire. Je me questionnais tout autant sur mon état qu'eux. Mais je n'avais pas le temps de penser à moi. David occupait toutes mes pensées. Je voulais voir son doux visage réconfortant devant moi.
La porte s'ouvrit et Chuck et la conductrice entrèrent.
Elle n'osait plus bouger. De là où j'étais assis je la voyais trembler. Un tremblement incessant qui avait l'air de la paralyser.
Chuck lui dit que moi aussi j'étais très affecté par l'accident et que simplement j'aurais voulu lui dire quelques mots. Je savais qu'il avait fait ça pour la rassurer. Ce qui avait l'air de marcher, elle se dirigait maintenant vers moi et prit place sur la chaise située près de mon lit.
Chuck fit un signe de tête aux autres pour que nous restions seuls. Ainsi elle aurait peut être moins de mal à ressasser cet événement pénible.
Je la regardai en essayant de percevoir quelque chose dans ses yeux, une réponse inespérée...
Au lieu de ça son regard tout comme le mien auparavant était vide et indifférent.
Je pris enfin la parole pour couper ce silence.

-"Merci d'avoir accepté de me voir.
-De, de rien c'est normal, j'ai appris que c'était votre meilleur ami... je suis tellement désolée."

Quand elle dit cela je sentais l'intonation de sa voix changer, les larmes montaient à ses yeux. Ca y est, je comprenais enfin.
Elle se sentait coupable de ce qui était arrivé.

-"Il ne faut pas vous sentir coupable, vous avez dit vous-même qu'il s'était jeté sous votre voiture...
-Oui je sais, mais je n'arrête pas de me dire que j'aurais pu éviter ça, en freinant plus tôt où je ne sais pas...
-Vous n'y êtes pour rien dans tout ça, vous ne pouviez rien faire.
-Alors pourquoi son regard me hante-t-il tant ?
-Son regard ?
-Oui, juste avant de se jeter sur la route il m'a regardé, il avait l'air si détruit..."

Encore une fois je me retrouvais sans force, aucune parole, aucun son ne sortait de ma bouche, les larmes montèrent et l'enfer reprit de plus belle.
Elle qui attendait une réponse leva les yeux vers moi, et me voyant dans cet état me prit dans ses bras. Ce fut un geste si naturel.
Je voyais que cette femme était douce et gentille. Je comprenais son bouleversement d'avoir vécu cela.
Mais le fait d'imaginer le regard de David me faisait si mal. J'aurais pu l'en empêcher, moi. Si seulement j'avais été là...

Elle desserra ses bras de mon corps et me regardait d'un air attendri, elle ne savait que me dire, je crois que malgré le fait qu'elle ne connaissait pas David elle était dans le même état que moi.
Elle me dit qu'elle devait partir, qu'elle voulait oublier tout cela pour ne plus avoir si mal et si peur.
Elle me dit de rester fort et surtout de croire en sa force et son courage, qu'il s'en sortirait si je croyais en lui.
Elle sortit en m'adressant un sourire. Je savais qu'elle se forçait à faire tout cela car au fond d'elle elle était brisée mais ce qu'elle fit me donna espoir. Je savais que je pouvais battre tout ça et aider David à s'en sortir.

Lorsqu'elle fut sortie je restai seul un moment. Encore rempli de toutes mes interrogations dépourvues de réponses.
Je retrouvais un minuscule sentiment d'espoir essayant d'évacuer toute cette peine qui me détruisait intérieurement.
On frappa à la porte. Je dis d'entrer. Jeff entra et vint s'asseoir près de moi.

-"L'opération de David est terminée...
-Il va bien ? Je t'en supplie, dis moi que tout s'est bien passé ?
-Oui, il va bien, les chirurgiens ont réussi à le soigner, son corps est "réparé"...
-Et est ce qu'il s'est réveillé ?
-Non... Il est toujours dans le coma..."

Le coma. Je ne connais pas grand-chose au domaine médical mais s'il y a bien une chose que je sais c'est qu'une personne dans le coma peut y rester une éternité sans jamais se réveiller...
Cette idée de venir dans cet hôpital toute ma vie au chevet de David, le voyant sans vie et guettant un infime espoir de le voir s'éveiller près de moi. Cette vision me donnait la chair de poule. Je pensais à beaucoup trop de scénarios qui sans doute n'arriveront pas. Je devais penser au moment présent.
Le fait de me dire ceci me fit penser que maintenant qu'il était sorti de l'opération je pouvais certainement le voir.
A cette pensée je me levai d'un bond pour courir le voir, mais lorsque je fus debout, ma tête se mit à tourner.
Je n'étais pas "bien" comme j'essayais de me le dire. Mon corps ne supportait pas cette épreuve. Je m'écroulai donc au sol après un moment de flou.
Jeff vint rapidement près de moi, pris de panique vu mon état. Il appela une infirmière qui l'aida à me remettre sur mon lit.
A présent je reprenais petit a petit mes esprits et j'entendais Jeff et cette infirmière discuter de mon cas.
Jeff se disait inquiet ainsi que les autres et l'infirmière décida de me donner des médicaments pour que je puisse "reprendre mes esprits"
Je savais que tout cela serait inutile. On ne soigne pas les maux du coeur par des médicaments. Ils allaient seulement me droguer pour que je puisse enfin les laisser tranquille.
Je ne voulais pas dormir ni être assommé par tous ces médicaments. Je voulais voir David, maintenant.
Je tendis difficilement le bras vers Jeff pour l'appeler du mieux que je pouvais.
Il vint près de moi et tendit l'oreille pour entendre ma voix qui était alors encore très faible.

-"Je veux le voir.
-Pierre tu dois d'abord te reposer. David lui aussi doit se reposer il faut lui laisser du temps.
-Tu parles comme si justement il avait encore du temps... S'il ne se réveille pas, il n'en aura plus..."

Jeff n'osait plus me répondre sous l'émotion et la lucidité de mes paroles.
Il sortit de la chambre dans un silence glacial. Je n'aurais sans doute pas dû...
Je ne savais plus ce que je devais faire ou pas. Plus assez de concentration pour reconnaitre le bien et le mal, certainement...
Je me retrouvais à présent seul avec cette infirmière qui me tendait ces cachets de différentes couleurs.
Elle me les fit avaler un par un. Je ne voulais plus résister. Après tout peut être que cela allait me donner un peu de répit et la force pour ensuite le retrouver...

# Posted on Saturday, 23 June 2007 at 7:53 PM

Edited on Saturday, 14 June 2008 at 4:20 PM